La formule est jolie, inventive, distinguée. Anelka, c’est la précision du positionnement sur le terrain et l’élégance hors du terrain. Quand j’ai vu la une de l’équipe, je n’en revenais pas. Et apparemment, ça n’est pas un canular !
Alors, oui, je sais que c’est toujours facile de désigner un coupable à la vindicte populaire. Mais s’il y a bien une erreur que Domenech a eu grand tort de commettre, c’est la titularisation d’Anelka lors de ce deuxième match. Quant au repositionnement de Ribéry au milieu, on a bien vu qu’il n’avait de valeur que sur le papier.
Un bon coup de balais est nécessaire. Raymond peut l’initier dès mardi contre l’Afrique du Sud. Il n’a plus rien à perdre. Si un miracle se produit, il sera héroïque. Et sinon, hop, au chômage. Ou à la retraite, il choisira. C’est Laurent Blanc qui fera le ménage. Après tout, il a laissé une maison girondine en mauvais état, il peut bien passer du temps à déblayer les ruines de l’après Domenech.
Anelka ? Même pas dans les tribunes. Ribéry ? Une seule solution : à droite. Parce que c’est Malouda qui doit rester à gauche. Gourcuff ? En meneur. Et en patron. En fait, tout le monde se foutait de sa gueule, à Raymond… mais le seul schéma potable avec cette équipe de manches, il l’utilisait depuis longtemps, quand tout le monde lui réclamait à corps et à cris un Ribéry à gauche “à sa vraie place”. Non. Sa vraie place, à Ribéry, c’est au coin avec un bonnet d’âne. Mais comme il est super bon et pas vraiment un mauvais bougre, on le garde sur le terrain.
Le miracle contre l’Afrique du Sud ? J’y crois. La construction dramaturgique de cette campagne est magnifique. L’équipe de France met un genou à terre contre l’Uruguay. Et au lieu de se relever, son nouvel adversaire lui assène deux coups violents qui lui font mordre la poussière. Un traitre (ou plusieurs) se révèlent au sein des protagonistes multiples : on apprend que tous ne cherchent pas à atteindre le même objectif (la Coupe du Monde). Le suspense est à son comble. Le climax du dernier acte se profile : l’ultime match de poule. La France en sortira-t-elle (grandie) ?







J’ose espérer qu’on ne reverra plus jamais Anelka sous le maillot de l’équipe de France.
Je le pense depuis sa sortie sur les impôts, je vais pas changer d’avis aujourd’hui, surtout au vu de ses prestations.
Qu’il aille “se faire enculer”.
Moi y a un truc qui me déplait c’est qu’un grand journal comme l’équipe écrivent en une de son journal des injures. Peut être le seul point sur lequel je serais jamais d’accord avec Evra.
Et TF1 qui la reprend et fait un joli zoom dessus. Bravo c’est beau et ça initie pas mal de jeune à ce genre de mots… Finalement la presse à joué son rôle dans cette histoire autant que cette bande de “faux joueur” emmené par un sélec… non je peux pas utiliser ce mot pour lui.
Je crois qu’il faut arrêter avec cette notion d’exemplarité liée aux sportifs de haut niveau.
C’est de la connerie en barre. Le fruit d’une déliquescence liée au respect & à la crédibilité des sphères intellectuelles et politiques.
Ça m’a toujours paru être une absurdité de prêter une valeur morale à nos grands footeux professionnels. Leur offrir une tribune, leur tendre un micro pour qu’ils nous parlent du monde alors même qu’ils ne le perçoivent que par un oeilleton et qu’ils possèdent le niveau de français du cours préparatoire.
Au même titre que j’accepte les conduites égarées de mes rocks stars favorites, je ne vois pas pourquoi je crierai à l’infamie face à la vie privée du cabossé du Bayern.
En leur temps, et parce qu’il faisait le job, je n’en ai jamais voulu à Barthez ou à Lama de s’être fait chopper par la patrouille avec une cigarette qui fait rire aux bouts des lèvres.
Non, tout cela, ami Lex, et tu t’en fais l’écho, c’est du prêchi-prêcha de grenouille de bénitier.