On ne va pas raconter d’histoires (pour ça, lisez Banc de Touche la BD), les bleus n’ont été ni géniaux ni pathétiques contre l’Uruguay. Certains iront donc de leur crise de patatrasme (« c’est comme en 2008 »), d’autres –moins nombreux– verseront dans le youpisme béat (« c’est comme en 2006 »). Mais voir l’équipe de France dominer aussi outrageusement pendant la quasi-intégralité de la rencontre donne quand même de sérieux motifs d’espoir. Une totale maîtrise du milieu de terrain, une défense rarement prise en défaut, de jolis mouvements devant… ce n’était pas si mal quand même.

Là où le bât blesse, et ça même le plus casual des Footix l’a vu, c’est du côté de notre attaque 100% inoffensive. La faute à qui ? À Domenech, un peu. À certains joueurs, beaucoup. Hier, pour tout dire, on a joué sans attaquant pendant 70 minutes. On a même quasiment joué à dix, nos deux plus “beaux” joueurs se marchant dessus en permanence. Pourquoi ? Parce que Domenech a eu la mauvaise idée de titulariser en pointe le meilleur des attaquants français. Et que c’est une tête de con. Un avant-centre qui va toujours tripoter le ballon au milieu pour tromper l’ennui et faire le beau (inhibant au passage un meneur de jeu totalement perdu) et qui ne va jamais ou presque peser dans la surface adverse, ça ne sert à rien. Henry, même à court de forme et pas forcément enclin à faire des appels de quarante mètres (même vingt…), a été bien plus dangereux en vingt minutes qu’Anelka pendant tout le match. Face à une arrière garde fournie (trois arrières centraux quand même) mais lourde et empruntée, sa simple présence dans la surface et son sens du but a déséquilibré juste ce qu’il fallait la défense uruguayenne, créant des espaces et permettant plus de décalages et de renversements de jeu. L’équipe de France, c’est pas le Barça. Ils peuvent se passer d’Henry. Pas nous. Lire la suite »
Publié par benriviere 




